
Notre histoire
À propos de WhyNot
En France, des milliers de femmes vivent chaque année des violences conjugales d’ordre psychologiques, physiques, économiques ou sexuelles. Si certaines d’entre elles parviennent à s’extraire de ces situations, beaucoup d’autres, après leur sortie, basculent dans une nouvelle forme de précarité : celle du vide, de l’après, du silence social. C’est souvent là que commence une autre forme d’abandon.
Ces femmes, seules et bien souvent mères célibataires, se retrouvent sans ressources, sans logement stable, parfois sans emploi, et surtout sans structure véritable pour les accompagner globalement dans leur reconstruction. Elles doivent être debout, actives, réactives, autonomes... tout en gérant les séquelles, les enfants, l’administration, le quotidien, et un avenir flou.

Le vécu de la fondatrice
"Et nous, on nous demande d’être assises et debout en même temps."
"Je ne parle pas d’un sujet lointain ou théorique. Je l’ai vécu. Je suis cette femme-là.
Une femme avec un parcours brillant, un Master 2 en poche, une trajectoire professionnelle honorable… jusqu’à ce que je tombe sur la mauvaise personne. Jusqu’à ce que je perde tout. Et surtout moi-même. J’ai connu le vide. L’humiliation. Le dénigrement. Les jugements voilés ou explicites. Les remarques racistes. Les rendez-vous manqués à cause des appels de la crèche. Les regards qui soupèsent ton nom, ta couleur, ton statut de mère seule. J’ai connu les pleurs la nuit, les silences qui pèsent, le sentiment d’injustice et d’impuissance.
Et je ne suis pas un cas isolé. Il y a des centaines de femmes comme moi. Des femmes intelligentes, talentueuses, fortes — mais blessées, brisées, épuisées. Des femmes qui ont dû choisir entre nourrir leurs enfants ou régler une facture. Des femmes discriminées parce qu’elles sont noires, arabes, voilées, seules, pauvres ou simplement mères."
Un manque cruel d’initiatives globales
On veut être regardées comme des femmes, pas comme des « cas ».
Très peu de structures ne pensent pas à la reconstruction dans sa globalité : bilan de compétences, estime de soi, prise en charge corporelle, parentalité, accompagnement professionnel, santé mentale… tout cela doit être lié.
Trop d’aides sont fragmentées, impersonnelles, souvent réservées à celles qui savent « naviguer dans le système ». Nous, on veut une vraie main tendue, pas juste un formulaire ou un numéro vert. On veut être regardées comme des femmes, pas comme des « cas ».


Pourquoi créer l’Association WhyNot
WhyNot n’est pas juste une association. C’est un cri. Un espoir. Un combat.
Parce que pourquoi pas elle ? Pourquoi pas moi ? Pourquoi pas nous ? Pourquoi ne serions-nous pas capables de nous relever ? Pourquoi ne mériterions-nous pas un accompagnement digne ? Pourquoi rester invisibles alors que nous avons tant à offrir ?
L’association WhyNot est née d’une conviction profonde : on peut et on doit se reconstruire. Et on ne le fait pas seules. On le fait ensemble. En créant une communauté. En réunissant des professionnelles du soin, de la formation, du bien-être, des partenaires solidaires. En mettant en lumière le potentiel immense de ces femmes oubliées.
WhyNot, c’est le lieu où l’on reprend sa place. Sa force. Sa dignité. Son avenir.